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BARRY WHITE

BARRY WHITE

Biographie

Barry Eugene White, de son vrai nom Barrence Eugene Carter, né le à Galveston, Texas et mort le à Los Angeles, Californie, est un chanteur, compositeur et producteur américain de rhythm and blues et de soul des années 1970 jusqu’au début des années 2000.

Jeunesse

Né à Galveston, au Texas, d’une mère célibataire, Barry White grandit dans la banlieue de Los Angeles et devient membre d’un gang durant son adolescence. À 17 ans, il est condamné à quatre mois de prison pour le vol de 300 pneus d’un concessionnaire Cadillac d’une valeur de 30 000 dollars. C’est en prison en 1960 et en écoutant à la radio le tube d’Elvis Presley It’s Now or Never, signifiant en français « C’est maintenant ou jamais », qu’il prend conscience de la mauvaise tournure de sa vie et de l’absurdité de son incarcération. Cette chanson a un tel impact qu’il souhaitera donner un tout autre sens à son existence, en décidant notamment qu’il ferait quelque chose de positif dans sa vie et se consacrerait à la musique.

Carrière

C’est dans les années 1960 qu’il se fait connaître en produisant de nombreux musiciens, dont le trio féminin Love Unlimited, emmené par celle qui allait devenir sa femme, Glodean James. Il tente sa chance en tant qu’interprète sous différents pseudonymes, notamment celui de Gene West, sous lequel il reprend le tube d’Elvis Presley In the Ghetto, en 1970. Il est ensuite découvert et accompagné par le compositeur Gene Page qui le prend sous son aile et lui apporte son expérience d’instrumentiste classique. D’autres collaborateurs, tels que Paul Leo Politi, Wah Wah Watson, Billy Sepe, ou Tony Sepe avec qui il a arrangé You Are the First, the Last, My Everything, l’accompagneront durant toute la décennie 1970. Mais c’est à son ami Larry Nunes qu’il doit ses débuts de chanteur, celui-ci l’ayant encouragé dans cette voie sur laquelle il n’avait pas réussi jusqu’alors, et qu’il pensait abandonner. Il ajoutera d’ailleurs une dédicace à Larry Nunes dans les crédits de chacun de ses albums.

En parallèle de sa carrière de chanteur, il produit à partir de 1974, et au départ contre l’avis de sa maison de disque, une formation instrumentale, Love Unlimited Orchestra. Cette production est un succès, puisqu’en janvier 1974, l’instrumental Love’s Theme se classe numéro 1 dans les charts américains. D’autres singles suivront comme My Sweet Summer Suite (1976), tiré de l’album du même nom. En 1981, Barry White fait de cette formation un orchestre uniquement féminin, pour l’album Let’em Dance. Il tente la même année de passer le relais pour la conduite du Love Unlimited Orchestra à Webster Lewis, pour l’album Welcome Aboard (The Love Unlimited Orchestra Presents Mr. Webster Lewis), mais le succès sera mitigé.

Barry White était un homme d’un physique imposant : il mesurait 1,92 m pour un poids avoisinant les 150 kg. Il a été surnommé « le maestro de l’amour ». Entre 1973 et 1976, il a produit 21 albums, du jamais vu dans l’industrie du disque. À sa mort en 2003, il a vendu plus de 116 millions de disques dans le monde.

De 1997 à 2003, Barry White a fait des apparitions dans la série télévisée Ally McBeal, dans laquelle ses chansons servent d’exutoire au personnage de John Cage, qui l’idolâtre. Il a joué son propre rôle dans trois épisodes de la série (Saison 2 Épisode 18, Saison 3 Épisode 1 et Saison 5 Épisode 22). Au cinéma, Barry White a également composé et produit la musique du film de blaxploitation Together Brothers en 1976.

Il a également prêté sa voix à son propre personnage dans deux épisodes de la série Les Simpson. Il avait par contre décliné une invitation à apparaître dans la série animée South Park, jugeant le ton de celle-ci trop corrosif. Les producteurs ont décidé de choisir une autre icône de la soul, Isaac Hayes.

En 1999, Barry White publie son autobiographie, Love Unlimited, insights on life & love, avec la collaboration de l’écrivain Marc Eliot. Il y livre sa vision de la vie, de l’amour, ainsi que de nombreuses anecdotes sur son travail dans l’industrie du disque. Il y révèle notamment qu’en 1984, quelques semaines avant l’assassinat de Marvin Gaye, ce dernier avait tenté de le contacter pour lui proposer une collaboration sur un potentiel album en préparation.

Barry White n’a été primé que tardivement par ses pairs pour l’ensemble de sa carrière. Il a été nommé en 1974 pour le Grammy award dans la catégorie du meilleur chanteur Rhythm and Blues pour la chanson I’m Gonna Love You Just a Little More Baby, aux côtés des poids lourds de la musique noire tels que le gagnant Stevie Wonder, Marvin Gaye, Al Green et le membre fondateur du groupe The Temptations, Eddie Kendricks. Il recevra un Grammy award honorifique 29 ans plus tard, en 1999 à l’occasion de la sortie de son album Staying Power.

Maladie et décès

En août 1999 il séjourne à l’hôpital pour un problème d’hypertension et est contraint d’annuler plusieurs concerts. Il est à nouveau hospitalisé en septembre 2002 et est en attente d’un don de rein, car les siens sont défaillants à la suite de nombreuses années d’hypertension. Mis sous dialyse à la suite de multiples ennuis de santé (diabète, hypertension et insuffisance rénale), il décède le vendredi à Los Angeles à l’âge de 58 ans au Centre médical Cedars-Sinai, après une longue lutte contre la mort. Il laisse derrière lui huit enfants, de trois femmes : sa première femme qu’il surnomme « Marie » dans son autobiographie, une relation illégitime qui lui a donné une fille lors de son premier mariage, et sa deuxième épouse Glodean, avec qui il restera marié jusqu’à sa mort malgré leur séparation. Sa dernière compagne, Katherine Denton, a donné naissance après son décès à une petite fille nommée Barrianna, mais la reconnaissance de Barry White comme père de cet enfant a donné lieu à un procès avec ses ayants droit, perdu par madame Denton.

Le 21 mai 2003, la municipalité de Los Angeles décide de donner le nom de Barry White à un parc public situé dans le district de South Park où il a grandi et dont il s’est fait le défenseur.

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